La laine dans les phases d’effort et de récupération
Depuis toujours, la nature dote les mammifères de fibres protéiniques d’une grande complexité : laine, cachemire, alpaga, poil de chameau, mohair. Ces fibres ont évolué pendant des millénaires avec une fonction simple : maintenir l’équilibre quand le climat change, quand l’effort varie, quand les conditions deviennent imprévisibles.L’alpaga, exposé au rude climat des Andes, a développé un poil de laine qui même mouillé reste léger, chaud et ne retient pas l’eau. Le chameau, exposé à des écarts de températures extrêmes, dispose d’un pelage à deux couches dont le sous-poil peut absorber jusqu’à 30 % de son poids en humidité tout en conservant ses propriétés d’isolation.
Et nous ?
Pendant des siècles, nous avons instinctivement utilisé les fibres disponibles autour de nous. Aujourd’hui, la science confirme ce que l’expérience disait déjà : sur des critères clés comme l’isolation thermique, la gestion de l’humidité et la respirabilité, les fibres naturelles surpassent les synthétiques. Aucun textile artificiel ne combine ces propriétés avec la même efficacité que la laine.
Et c’est là que tout se joue : la respirabilité dynamique.
Quand vous randonnez, courez, pédalez ou grimpez, votre corps alterne en permanence. Effort intense. Transpiration. Puis arrêt. Refroidissement. Ces activités “stop-and-go” créent deux phases très différentes : production de chaleur pendant l’effort, puis refroidissement lorsque vous ralentissez. C’est souvent à ce moment-là que survient l’inconfort.
The Woolmark Company, autorité mondiale en matière de laine, a publié les résultats d’une étude menée pendant quatre ans à la North Carolina State University.
Plusieurs tissus, laine, coton, polyester, viscose, ont été testés dans des conditions simulant précisément ces cycles d’effort et de récupération.
Le résultat est clair. La laine, et en particulier le mérinos, demande deux fois moins d’énergie au corps pour maintenir le confort. Et surtout, elle est la seule fibre qui conserve ce confort pendant la phase de repos. Les autres provoquent un phénomène bien connu : l’“after-chill”. Cette sensation de froid humide qui survient juste après l’effort. La capacité de régulation thermique de la laine dépasse la viscose de 26 %, le coton de 45 % et le polyester de 96 %.

Ce que cela signifie concrètement pour vous:
- La laine peut absorber jusqu’à 35 % de son poids en vapeur d’eau sans sensation d’humidité. Cette absorption se fait au cœur même de la fibre, dans sa structure protéinique : l’humidité est temporairement fixée, puis progressivement relâchée vers l’extérieur sous forme de vapeur. La peau reste plus sèche, le tissu ne colle pas et l’équilibre thermique est mieux préservé pendant les transitions effort–repos.
- La laine réagit aux variations de température. Lorsque le corps chauffe, elle facilite l’évacuation de l’excès de chaleur ; en environnement chaud, elle peut procurer une sensation jusqu’à deux fois plus fraîche que les fibres synthétiques. Lorsque l’intensité baisse, sa capacité d’absorption limite le refroidissement brutal lié à l’évaporation rapide de la sueur. Cette régulation réduit l’énergie que l’organisme doit mobiliser pour maintenir sa stabilité thermique, et laisse davantage de ressources disponibles pour l’effort ou la récupération.
- Chaque fibre de mérinos contient des cellules corticales capables de se plier jusqu’à 20 000 fois sans se rompre. Cette architecture explique la résilience du matériau : maintien de la forme, résistance aux plis et stabilité dans le temps.
- Enfin, la laine - protéine fibreuse appelée kératine - est une fibre renouvelable, une nouvelle toison pousse chaque année - et biodégradable. En fin de vie, elle se décompose en quelques mois dans le sol et restitue ses nutriments à l’écosystème.
Conçus pour les activités sportives avec des phases de stop-and-go, nos sous-couches en pure laine extrafine, nos t-shirts ainsi que notre gamme de laine polaire 100% mérinos offrent des performances inégalées pour les sports outdoor - légers, protecteurs et capables de réguler en continu votre température au fil de l’effort.
Si les athlètes reviennent à la laine, c’est parce que, dans la réalité du terrain, elle fonctionne mieux. Quand vous enchaînez mouvement, transpiration, pause et reprise, la laine est votre meilleure alliée. Pas juste en laboratoire mais sur les sentiers, à ski, en peaux, à vélo, en plaine et en montagne, en hiver comme en été.
