Depuis que l'homme a marché sur la lune, 79% des matières plastiques produites sur la terre ont finis à la mer. Et ce plastique ne disparaîtra jamais, car au mieux, il se décompose en micro-particules qui coulent et s'accumulent au fond des océans. La vie sous-marine : animaux, plantes, coraux, chaque cellule vivante, est ainsi affectée par des micro-polluants toxiques et des perturbateurs endocriniens. Le plastique a envahi nos mers, et au final, il nous submergera.

Notre monde est fou. De la fosse des Mariannes à 11'000 mètres de fonds au sommet de l'Everest à 8'800 mètres d'altitude, on retrouve des microparticules de plastique partout. Et chaque année, la production augmente. Le monde est en feu et la seule chose que nous faisons est de verser de l'huile dessus.

On n'arrête pas de nous seriner le mantra réduire-réutiliser-recycler. Sauf qu'avec le plastique, ça ne marche pas. Car le plastique tue. Qu'il soit dur, mou, neuf, vieux, transformé, bio-sourcé, biologique, organique, dérivé des plantes, retiré des océans, recyclé ... le plastique est toujours toxique. Par l'usage et le lavage, il relâche des milliards de micro- particules. 99.9% des vêtements de sport sont en plastique. Ce n'est pourtant ni une obligation, ni une fatalité.

Nous condamnons l'hypocrisie, la corruption, le détournement systématique des industries qui menacent la vie. Les belles paroles sont toujours vertes, mais les actes sont rouge foncé. L'éco blanchiment a failli nous brouiller l'esprit, mais nous avons à cœur de dénoncer ce qui doit l'être. Les industries et les gouvernements sont complices, et leur programme n'a pas changé depuis les trente glorieuses.

En 1936, Jesse Owens a couru le 100m aux Jeux olympiques de Berlin en 10,3 secondes, départ debout, avec des chaussures en cuir, un débardeur et un short en coton. Quatre vingt ans plus tard, Usain Bolt a battu ce record de 7% en utilisant un équipement ultra-performant entièrement synthétique digne de Superman. Le progrès ? Nous croyons en une approche "low tech", remplie de bon sens, d'astuces et de grandes réalisations. Pour que ce soit vous qui brilliez, pas vos habits en plastique.

De quoi avons-nous réellement besoin pour faire du sport ? De la légèreté, du confort, de la respiration, parfois une protection contre la pluie, parfois contre le vent. En questionnant l'utilité du plastique dans nos objets du quotidien, nous pouvons quasiment tout remettre en question. Commençons ensemble, en repensant nos placards, et nos vrais besoins. La durabilité n'est pas une tendance, mais une fin en soi.